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Le capitalisme est-il immortel ?

Temps de lecture estimé : 4 minutes

La croyance en un capitalisme immortel est l’un des piliers les plus tenaces de l’idéologie bourgeoise. Pourtant, le capitalisme est un système en proie à de profondes contradictions qui le précipitent régulièrement dans de crises de plus en plus violentes. Pas si immortel que ça, le capitalisme ?

Le capitalisme est l’aboutissement du genre humain. Le système le mieux adapté à la nature profonde de l’être humain.[1]Vu que nous sommes en tant qu’espèce une bande de bâtards indécrottables. Bien sûr, ces conceptions relèvent de la fiction. Une propagande grossière que les capitalistes nous racontent et qu’ils se racontent à eux même. Le comble, c’est qu’ils finissent souvent par y croire.

En fait, les capitalistes ressemblent un peu à des alcoolos en pleine lune de miel avec la bouteille. Bien sûr, il y a de temps en temps un lendemain de soirée plus dur que les autres, ou on promet d’arrêter les conneries, de se moraliser, de se remettre au sport… Et puis c’est reparti.

Puisqu’on est arrivé au terminus de l’histoire des systèmes économiques semblent-ils dire, pas besoin de se poser de questions. D’où vient la valeur des choses ? Et l’exploitation ? On s’en fout un peu.

Place au raisonnement comptable, plouf, on plonge la tête la première dans les eaux glacées du calcul égoïste. A présent, il ne s’agirait plus de remettre en question le capitalisme, mais dans comprendre les lois, le fonctionnement. Cela dans deux objectifs :

  1. Agir sur les mécanismes de l’économie afin de prévenir les crises.
  2. Trouver la recette pour se faire plus d’argent que les concurrents.

Le hic, c’est qu’ils n’ont jamais vraiment réussi à atteindre aucun de ces deux objectifs.

Pourquoi a-t-on créé les économistes ? Pour que les météorologues soient pris au sérieux.

La classe capitaliste n’est jamais parvenue à contrôler consciemment les mécanisme de l’économie en tant que tels. Les états ont eu beau mettre en place des politiques diverses et variées, ils n’ont jamais pu empêcher une crise.

Et lorsqu’une crise éclate, ils sont condamnés à tester différentes méthodes théorisée par des économistes grassement payés, en espérant que cela servent à quelque chose et sans vraiment en avoir le cœur net. Ces même économistes passent leurs temps à raconter des bobards qu’ils nomment « prévisions ». Il y a d’ailleurs un nombre conséquents de blagues qui circulent dans cette profession sur leurs fameuses prévisions en général fausses.

Le dernier exemple en date, c’est l’impuissance de la bureaucratie du parti communiste chinois à réguler l’économie du pays afin d’empêcher la crise. Pourtant, ils nous auront vendus du rêve les dirigeants pseudo-socialistes ! Et qu’est-ce qu’ils y ont crus, les médias bourgeois, ici !

Les seuls à s’enrichir avec des recettes miracles sont ceux qui vendent les livres de recettes.

Quand aux capitalistes privés, si par expérience, certains d’entre eux trouvent parfois des moyens de se faire plus d’argent, ce n’est pas grâce à une quelconque conception scientifique de la société. C’est que, par tâtonnement, ils ont trouvé[2]Ou alors car c’est souvent ainsi que ça fonctionne, ce sont des gens qui ont su s’entourer de personnes qui avaient ces capacités d’innovation… Et qui leur ont piqué leurs idées. le bon investissement au bon moment, trouvé une nouvelle idée pour exploiter un peu plus le travail des prolétaires, d’une manière qui n’avait pas encore été développée par leurs concurrents.

Ainsi, les livres qui proclament fournir la recette miracle pour s’enrichir facilement n’enrichissent que ceux qui les vendent, de même que les sites internet basés sur le même principe.

Voilà pour les deux objectifs de maîtrise de l’économie par la classe capitaliste. Avec ce constat d’échec, nous pouvons voir l’affirmation d’un capitalisme immortel pour ce qu’elle est : une croyance irrationnelle. La croyance dans l’immortalité de ce système en crise tout les dix ans est au moins aussi ridiculement idéologique que croire que le Reich nazi vivrait mille ans, ou que le stalinisme conduirait à la société sans classe.

Est-ce que cela signifie la victoire assurée pour les révolutionnaires ? Hélas non.

Nous ne sommes pas sortis de l’auberge pour autant. Le capitalisme nous entraîne, de crise en crise, toujours plus proche du gouffre.[3]Une blague soviétique disait en substance : le capitalisme est au bord du gouffre, ben oui, il regarde le socialisme qui est dedans. Voilà, c’était pour la blague. Toujours plus près d’une catastrophe sur tout les plans : social, épidémiologique, environnemental, guerre et pénurie.

Fort heureusement, rien n’indique que nous perdront. Si nous pouvons avoir une totale défiance dans les perspectives que nous offre le capital, tout est possible en ce qui concerne nos luttes.

Références et sources   [ + ]

1. Vu que nous sommes en tant qu’espèce une bande de bâtards indécrottables.
2. Ou alors car c’est souvent ainsi que ça fonctionne, ce sont des gens qui ont su s’entourer de personnes qui avaient ces capacités d’innovation… Et qui leur ont piqué leurs idées.
3. Une blague soviétique disait en substance : le capitalisme est au bord du gouffre, ben oui, il regarde le socialisme qui est dedans. Voilà, c’était pour la blague.

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2 Commentaires

  1. C’est quand même assez méprisant pour l’alcool que de comparer ses enivrants effets à ceux autrement délétères du grand capital…

  2. Bon article mais un peu vieillit:

    1° Dernière les cycles de crise et de reprise, il y a une baisse tendancielle du taux de croissance qui conduit fatalement à la décroissance perpétuelle jus’à la transformation de la majorité de la population en chômeurs(cette décroissance a déjà commencé en Grèce -24% de PIB depuis 2008 et Italie -5% depuis 2008).

    2° La révolution se ferra par les chômeurs et non par la classe ouvrière comme on l’a longtemps cru.Non par les chômeurs actuels mais les chômeurs devenus majoritaires dans la population.Cette modification qualitative de la population produit par décroissance perpétuelle.

    Cette transformation de la population en chômeurs sera brutale.Ex: plus facile de détruire une maison que d’en construire une nouvelle.En 5 ans, 1/3 du PIB grecque est parti en fumée; le chômage grimpe brutalement de 7 à 27 %.La prochaine crise donnera le coup de grâce.

    3° La critique de l’URSS= la critique du stalinisme.Cela est insuffisant, il faut aller au delà d’octobre 1917.Indice: Lénine est le plus grand anticommuniste de l’histoire.A méditer !

    Il a mis en place un nouveau système d’exploitation étatique et planifié et a créé de facto une nouvelle forme de plus-value très différente de la plus-value marxiste.La condition de production de cette plus-value est le développement plus rapide de la production des moyens de production.

    Pour comprendre ce mode d’exploitation, Prérequis: il faut absolument étudier la théorie de la reproduction élarige par Karl Marx lui-même ! (Livre 2 du Capital, section 3).Ensuite visiter mon blog(www.communismescientifique.wordpress.com) j’ai écrit des articles la-dessus.

    NB: Cette théorie a été falsifié par Lénine, Staline, etc. parce que vitale pour leur mode d’exploitation c’est pour cela qu’il faut étudier la chose chez Marx lui-même ! Si vous étudiez cette théorie dans d’autres livres, vous vous perdrez.Voilà je vous ai prévenus.

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