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Série : pourquoi y a-t-il des crises? #1 Avant le capitalisme.

Temps de lecture estimé : 3 minutes

Une nouvelle crise arrive. C’est une évidence, que ne questionne personne. Pourquoi y a t-il des crises? Il y en avait avant le capitalisme? Sont elles de vastes complots? Jusqu’où peuvent elles aller?  Voici une nouvelle série d’articles ou nous essaierons de répondre à ces questions, en restant bref et accessible. 

Les crises dans les sociétés précédant le capitalisme ne font pas l’objet de beaucoup de commentaires chez les révolutionnaires. L’explication est simple : ce n’est pas par amour de la science qu’on cherche a comprendre la société capitaliste mais dans la perspective de sa destruction.

On ne dit pas que ce sera toujours comme ça : par exemple lorsque dans le communisme nous inventeront le voyage dans le temps, il y aura sûrement des débats sur le meilleur moment pour aller faire la révolution dans le passé et on étudiera un peu plus attentivement les crises économiques avant le capitalisme. [1] Il s’agit d’une blague bien sûr. C’est une évidence que si la révolution n’a pas eu lieu plus tôt, c’est que les conditions n’étaient pas réunies… Ou alors que le voyage dans le temps est impossible. ^^

Mais que les choses soient claires, nous n’en sommes pas là. Alors en attendant l’invention du voyage dans le temps, on parlera surtout de la société dans laquelle on vit, la société capitaliste. Cependant, il faut commencer quelque part.

Ce n’est pas le capitalisme qui a inventé les crises.

Des exemples de crises abondent dans toute l’histoire humaine. Mais les crises précédant le capitalisme n’ont pas les mêmes causes et ne se manifestent pas de la même manière.

Pour résumer, on peut dire qu’avant le capitalisme, les causes sont extérieures à l’économie. On peut citer les guerres, les épidémies, les catastrophes climatiques, etc. Dans tout les cas, la conséquence est la même, une baisse de la production agricole.

Moins de nourriture, ce qui provoque une hausse des prix, famine… Je vous passe les détails. Là ou on peut faire un parallèle avec le capitalisme, c’est qu’on voit que la crise, dans une société pré-capitaliste, amène à une pénurie de marchandise, une pénurie « physique » : y en a pas assez. Du coup c’est la misère, la famine.

Sous le capitalisme, la crise amène aussi une pénurie de marchandises chez les prolétaires, mais cette pénurie n’est pas provoquée par une pénurie « physique » : il y a plus qu’assez pour tout le monde. Ce qui manque, c’est une demande solvable, des débouchés pour les marchandises : des profits à réaliser.

En deux mots, avant le capitalisme, on est face à une crise de sous-production ; avec le capitalisme, de surproduction. Mais pas de spoiler, on en reparlera dans la suite.

Les crises « mixtes » qui associent mauvaise récolte et spoliation.

Le capitalisme n’est pas sorti de terre d’un seul coup, bam. Aussi, les crises des débuts du XIXe siècle prennent des formes mixtes. Par exemple, la cause immédiate de la famine irlandaise de 1845/ 1852, c’est une épidémie de mildiou, une saloperie qui détruit les patates, et qui a particulièrement défoncé les patates irlandaise, car celles ci étaient très peu diversifié. On cultivait un seul type de pomme de terre.

Mais si la cause immédiate a bien été l’épidémie, la cause profonde, c’est bien le capitalisme : durant toute la période de la famine, l’Irlande continue à exporter des céréales, du beurre et de la viande là ou il y a une demande solvable, en Angleterre. De plus, c’est le productivisme capitaliste qui a poussé à ne cultiver qu’un type de patate, augmentant les risques.

On le voit, en dernière analyse ce n’est pas le mildiou qui provoqué la mort de millions d’Irlandais, et l’exil pour un bon paquet de celles et ceux qui purent survivre. C’est bien le capitalisme. Et ce n’était qu’un début…

Références et sources   [ + ]

1. Il s’agit d’une blague bien sûr. C’est une évidence que si la révolution n’a pas eu lieu plus tôt, c’est que les conditions n’étaient pas réunies… Ou alors que le voyage dans le temps est impossible. ^^

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