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Gilet ou gilet pas ? Il faut de l’essence pour tout cramer

Temps de lecture estimé : 9 minutes

Depuis une semaine maintenant, un mouvement contre la vie chère se dessine sur l’ensemble du territoire français, mais également dans d’autres pays d’Europe. Ce mouvement ne ressemble à rien qu’on ait connu auparavant. Si les premiers indices n’étaient pas des plus réjouissants, la réalisation de ce mouvement doit nous permettre de recalibrer notre position.

Dans un monde qui n’est plus que capitaliste, où l’identité ouvrière a été piétinée depuis longtemps, il est logique que les repères politiques du mouvement ouvrier n’aient pas la côte dans les explosions sociales de la période. Pourtant nous avons tous observé la force subversive des mouvements comme le LKP ou encore le récent embrasement guyanais contre la vie chère. Dans ce mouvement des gilets jaunes, il y a deux étapes que nous devons distinguer pour comprendre l’intérêt de cet évènement : l’apparition et la réalisation.

La plupart des camarades hostiles à la mobilisation des gilets jaunes le sont avant tout parce qu’ils ont choisi de ne pas faire la séparation entre ce qui est dit (discours de légitimité très médiatisé) et ce qui est fait (les pratiques que les différents blocages énoncent). Ce qui, du point de vue la période actuelle, est une erreur. On ne peut pas à la fois critiquer la sclérose des mouvements sociaux traditionnels et rejeter en bloc des espaces de contestation qui, bien que sans repères politiques, mettent en jeu la question de la vie chère, donc de la vie impossible des prolétaires. L’objectif de cette adresse est d’offrir un autre point de vue sur les évènements et de comprendre en quoi, si le mouvement prend le tour de la critique de la vie chère, la présence des partisans de la révolution y est logique.

Apparition

La pétition à l’origine de la mobilisation date de mai 2018. Elle n’a donc pas tout de suite fait le buzz. C’est à la suite d’une nouvelle hausse du prix du carburant que cette pétition prend une ampleur considérable et se transforme en point de départ d’une mobilisation réelle, dans les rues et sur les routes contre la hausse du prix du carburant. Il faut dire qu’en un an, le gazole a pris 24 % d’augmentation, et l’essence 14 %. C’est bien sûr les prolétaires qui sentent le plus clairement cette hausse et voient leur reste à vivre se réduire comme peau de chagrin. Face à la fatalité des fluctuations du cours du pétrole, la principale cible évoquée pour agir sur le prix du carburant a été l’État, lequel a la main sur les différentes taxes qu’il ajoute au prix de marché des carburants, en particulier le gazole. Une lutte contre une nouvelle taxe offre deux déterminants initiaux majeurs : on s’adresse à l’État et on s’y adresse de la façon la plus légitime possible aux yeux de cet État : le citoyen. C’est sur ce terrain que va se développer toute la logorrhée autour de la France, des Français, du Peuple, de Notre Police, des taxes de l’État, de ceux qui paient tout et qui n’ont le droit à rien, de ceux qui ont le droit à tout alors qu’ils ne font rien. C’est typiquement le terrain que les militants d’extrême droite peuvent investir parce qu’il leur permet d’afficher haut et fort leur volonté d’accéder au pouvoir politique, seule issue de leur logiciel. Au même titre que la France Insoumise. C’est d’ailleurs eux qui insistent sur la personne de Macron. Ils veulent tuer le Roi, mais pas les Rois. Nous ne pouvions donc qu’être méfiant d’un tel cocktail, mêlant poujadisme, nationalisme, populisme dans une vague d’expression virtuelle peu ragoûtante, et évidemment inter-classiste à la Bonnet Rouge. D’autant que le traitement policier, gouvernemental et médiatique était d’une bienveillance à toute épreuve. Mais nous ne pouvions pas rejeter en bloc quelque chose qui n’avait ni finitude, ni unité. Il fallait attendre de voir. Nous devions prendre le prix de l’essence comme un thermomètre de l’étranglement quotidien des prolétaires, là où d’autres ne voyaient que la grossière démonstration de force des lobbys automobilistes. Déjà nous avions des indices qui pouvaient nous laisser penser que le mouvement des gilets jaunes ouvrait une brèche autour d’une complainte simple : ici on crève. De la dénonciation d’une taxe, on passait surtout aux causes de la dénonciation : la dégradation de nos conditions de vie. C’est à partir de toutes ces lacunes et ces grands absents que nous avons observé la journée du 17.

Réalisation : 17 novembre

Pour la journée du 17 novembre, des milliers de personnes ont quitté leur écran d’ordinateur pour se rencontrer. Aucun doute que de nombreux militants d’extrême droite y étaient, notamment Debout La France, mais en réalité, ils ne pouvaient avancer qu’à couvert parce que leur solution au prix de l’essence ne pouvait apparaître que comme tirée par les cheveux. Dans des bars, des parcs, des parkings de centres commerciaux, les « gilets jaunes » se sont vus pour le mouvement. Pas pour savoir quel était le discours à tenir. Mais pour savoir où et comment ils allaient bloquer. Ce mouvement d’auto-organisation de « citoyens » n’avait déjà pas les mêmes déterminants structurels que Nuit Debout. Nuit Debout parlait. Eux, ils font. Ils bloquent. Plus de 2000 points de blocage le 17, 280 000 personnes qui les tiennent, ce n’est pas rien contrairement à ce que certains racontent (sans appareils syndicaux et donc sans militants professionnels). On ne vous parle pas de défilés syndicaux, on parle d’action. Certes l’attitude de la police est pour beaucoup dans l’effectivité des blocages, et les gilets jaunes ne cesseront de l’acclamer jusqu’au moment où elle commencera à matraquer. Les points de blocage ont été soigneusement choisis pour paralyser les déplacements, pour obliger la population à prendre parti. Sur les points de blocage, péages ou centre commerciaux, des formes d’assemblée permanente permettaient de décider heure après heure des pratiques à mettre en place pour tenir le mouvement. Aucun porte-parole ne se détache du mouvement, aucune centralisation ne semble prendre. C’est ici que le gouvernement et les médias vont faire un revirement assez spectaculaire du traitement des gilets jaunes. La bienveillance est abandonnée au profit d’une menace. Les actes des fachos sur les blocages sont montés en épingle. On montre également les « débordements » aux différents points de blocage et on y oppose une nécessaire responsabilité des gilets jaunes. Mais contrairement à la direction de la CGT, aucune direction n’est là pour dire « Monsieur Philippe, ceci n’est pas le mouvement Gilet Jaune ». Par contre, si on va glaner ça et là des discours sur les points de blocage, on retrouve systématiquement un discours plus conséquent que la seule critique du prix de l’essence. Tout est trop cher quand on gagne 1000 euros par mois. C’est l’expression d’un prolétariat qui n’est plus légitime et dont la reproduction est problématique. Il n’y a pas UN mouvement des gilets jaunes, il y a des disparités concrètes en fonction des territoires, de la présence de militants d’extrême droite ou encore de la composition sociale lors des blocages. Mais la détermination est incontestable. Pour gagner en puissance, ils attendaient les « routiers », les « agriculteurs », en gros des corporations reconnues légitimes par le gouvernement, comme à l’époque des Bonnets Rouges. On cherche la puissance là où on pense qu’elle est mais tout en appelant tout le monde à rejoindre les blocages.

Réalisation : les suites du 17 novembre

Les points de blocage se maintiennent aux abords des autoroutes mais une partie des gilets jaunes fait le choix d’aller asphyxier le pays sur des points plus concentrés. Ainsi, les dépôts pétroliers, les centres logistiques, les centrales d’achat sont bloqués par les manifestants. Avec une efficacité redoutable quand on pense à nos échecs de la loi Travail. Si la police a comme consigne de temporiser le dimanche et le lundi, l’annonce des patrons des transports change la donne concernant les perspectives de puissance. Ils promettent au gouvernement de ne pas intervenir dans le mouvement des Gilets Jaunes. « On veut les routiers, pas leur patron ». Le mouvement, au fur et à mesure des impossibilités, des refus d’alliance de classe, se précise comme mouvement prolétarien. On cherche alors les moyens de permettre aux routiers de rejoindre le mouvement avec les camions du patron en les bloquant d’un commun accord. FO Transport appelle à la grève contre la baisse du pouvoir d’achat. Dans la foulée, on apprend l’appel de la CGT pour le 1er Décembre, toujours dans une volonté de centraliser la contestation, mais sans appel à la grève et en gardant ses distances au cas où (mais certaines section locales franchissent déjà le pas : st nazaire, le havre, meuse). Les appels pour rejoindre Paris le 24 novembre se multiplient et le gouvernement panique en rapatriant 90 % des unités CRS dans la capitale. Et pendant ce temps-là, les blocages tiennent. La police y intervient, arrête, matraque. La justice condamne. Et les gens y retournent. Le gouvernement invite à la dissociation, produit les figures repoussoirs comme dans n’importe quel mouvement social, mais ça ne prend pas. Comme le montre le porte-parole autoproclamé des gilets jaunes belges qui appelle des « combattants de la liberté pour nous défendre » ce que le journaliste appelle des casseurs. Ou encore à La Réunion, avant-garde de la vie chère, où le blocage s’accompagne de pillage et de redistribution à un niveau parfaitement grandiose. Et l’annonce du gel des taxes sur le carburant pour trois ans qui fait l’effet d’un ballon de baudruche.

Une brèche est ouverte

Nous sommes incontestablement dans un moment de lutte des classes. Nous voyons déjà les résorptions se pointer ici et là : la centralisation de la manifestation parisienne, les appels à viser les centres locaux du pouvoir, d’aller à l’Élysée, de bloquer les bâtiments d’État. On cherche à maintenir coûte que coûte la figure du citoyen face à l’État parce qu’il n’y a que comme ça qu’on pense paraître légitime. C’est un aveu d’échec là où les potentialités sont nombreuses. Le moment qui s’ouvre verra apparaître des formes politiques contre-révolutionnaires, des compositions interclassistes manifestes, des incursions d’extrême droite. Mais c’est très certainement le lot de notre époque et il ne rime à rien d’en faire le contempler en râlant. En tant que partisans de la révolution, nous devons les combattre et proposer des lignes de suite pour l’extension du mouvement. Faire de ce mouvement un mouvement contre la vie chère. Il ne s’agit pas d’appeler simplement à rejoindre les piquets de blocage. Il faut étendre la contestation sociale sur d’autres espaces de la vie quotidienne, avec des slogans politiques contre la vie chère, contre la vie de prolétaire. Aller chercher les lycéens, les étudiants, les chômeurs, les travailleurs mais pas pour leurs intérêts particuliers immédiats. Pour l’extension du mouvement contre la vie chère, pas pour le gilet jaune. Les pratiques de lutte sont nombreuses et on aurait tort de ne pas se permettre de les convoquer. Occupation, auto-réduction, manifestations, blocages, gratuité et toujours plus vers le dernier saut. La semaine qui suit le 24 novembre sera déterminante pour la poursuite et la qualité du mouvement.

Alors, gilet ou gilet pas ?

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2 Commentaires

  1. L E P R O L E T A I R E
    Parti Communiste International
    « Gilets Jaunes »:
    L’INTERCLASSISME EST CONTRAIRE
    AUX INTÉRÊTS DES PROLÉTAIRES
    Les appels aux manifestations et « blocages » du 17 novembre contre la hausse des prix du carburant et les futures taxes sur le diesel, ont rapidement rencontré une forte audience parmi la population qui est obligée de se servir de son véhicule dans la vie de tous les jours. Cette audience s’est traduite par le succès de la journée (300 000 manifestants dans plus de 1500 manifestations selon les chiffres officiels, qui à l’évidence ont minimisé son ampleur) ; même si c’est avec des différences non négligeables suivant les régions, elle a eu une ampleur nationale. Le mouvement a continué les jours suivants quoique avec moins de blocages et de manifestations, sauf à La Réunion où des émeutes ont eu lieu ; il s’est étendu à la Belgique où il y a eu des affrontements avec la police sur un site pétrolier de Total à Feluy.
    Le succès du mouvement a été sans aucun doute facilité par une couverture médiatique bienveillante (à la différence de ce qui se passe lors des mouvements ouvriers) ; il a été aussi facilité par le fait qu’il se présente comme étant issu de la base et l’expression du mécontentement de tous les « gens normaux » (comme dit François Ruffin, député France Insoumise), en dehors des partis et syndicats.
    Cette mobilisation a suscité et suscite un écho indéniable parmi les prolétaires dont certains ont participé aux actions, y trouvant le moyen de manifester leur colère d’une façon plus immédiatement démonstrative et efficace qu’avec les sages manifestations et mouvements dirigés et contrôlés de bout en bout par les syndicats – qui débouchent régulièrement sur la défaite.
    Mais ce n’est pas par hasard si le mouvement des Gilets Jaunes a été relayé et soutenu par les partis d’extrême droite, le « Rassemblement National » (ex FN) de Marine Le Pen et « Debout la France » de Dupont-Aignan, bien qu’au final la présence de ces partis soit marginale sur le terrain. Mouvement parti sur une revendication touchant « tout le monde », il affirme être l’expression du « peuple », en dehors non seulement des partis et syndicats, mais aussi au dessus des classes. C’est pourquoi il n’est pas rare de voir le drapeau national flotter sur les barrages, d’entendre La Marseillaise chantée par les manifestants ou de voir ceux-ci appeler la police à les rejoindre. Un tel mouvement de contestation interclassiste, initié au départ par de petits patrons, ne suscite pas l’hostilité des médias et il attire
    inévitablement les forces de la droite extrême ; même quand il manifeste une opposition virulente à la politique gouvernementale et aux grandes entreprises capitalistes (trust pétroliers, etc.), il ne peut avoir qu’une orientation bourgeoise. Les prolétaires qui participent au mouvement ne le font qu’à titre individuel ; n’étant pas organisés sur une base indépendante, ils ne peuvent défendre leurs intérêts spécifiques d’exploités – c’est-à-dire contre l’exploitation capitaliste : ils se retrouvent noyés dans une lutte commune avec des petits patrons, commerçants, artisans, libéraux, etc., qui eux, évidemment, défendent mordicus le capitalisme !
    Comme on pouvait s’y attendre les organisations syndicales collaborationnistes ont réagi face au mouvement en défenseurs zélés de l’ordre établi. Elles ont condamné les Gilets Jaunes, non pas au nom de l’indépendance de classe ( !), mais parce qu’ils ne respectent pas les bonnes manières de la collaboration des classes, parce qu’ils sont « totalitaires » (Laurent Berger, CFDT). Face au méconten ement des travailleurs les centrales syndicales ne proposent que l’ « ouverture de négociations sur les salaires » (communiqué CGT), bref la continuation de la politique de collaboration des classes, qui se traduit dans les faits par le saucissonnage des luttes et des mobilisations : grève des raffineries le 22/11, des infirmiers le 23/11, marche des chômeurs le premier décembre, etc.
    Mais le succès des Gilets Jaunes a conduit les partis de gauche et d’ « extrême gauche » à se rallier plus ou moins ouvertement et franchement au mouvement, afin de ne pas laisser la droite occuper un terrain où il y a peut-être des électeurs à glaner : le PS assurait qu’il serait « aux côtés des Français » le 17, de même que le PCF, sans parler de la France Insoumise de Mélenchon.
    L’« extrême » gauche opportuniste n’a pas été en reste. Le NPA, après avoir condamné le mouvement en s’alignant sur la CGT et de SUD, s’y est rallié in extremis. Lutte Ouvrière avait de la même façon appelé dans un édito de son hebdomadaire du 15/11 à ne pas laisser le mouvement à l’extrême droite : rien d’inhabituel pour un parti toujours soucieux des « petites gens »… Tous mettent soigneusement de côté le point central pour la défense des intérêts prolétariens : l’indépendance de classe.

    Pour bloquer le capitalisme : la lutte indépendante de classe !

    Une lutte interclassiste, où les prolétaires sont inévitablement soumis aux intérêts d’autres classes, peut bien obtenir des succès ; elle peut bien réussir des milliers de blocages ponctuels, elle ne réussira jamais à bloquer le capitalisme. Seule la lutte indépendante de classe, la lutte pour les intérêts de classe des prolétaires peut y arriver ; en effet ce sont les prolétaires qui ont seuls la force potentielle de faire échec au capitalisme car celui-ci ne vit que de leur exploitation. Lutter contre cette exploitation, c’est lutter contre le capitalisme, y mettre fin, c’est mettre fin au capitalisme !
    En se mettant en lutte sur cette base, y compris pour des combats d’abord inévitablement partiels et limités, les prolétaires ont la capacité de faire reculer les capitalistes et leur Etat. Pour cela ils ne doivent pas se laisser noyer dans des rassemblements interclassistes où se dilue leur force de classe. Il leur faut s’organiser sur des basses classistes pour les luttes de résistance quotidienne contre les attaques patronales, luttes pas seulement contre les taxes et impôts, mais spécifiquement pour la défense de leur salaire et de leurs conditions de vie et des travail ; il leur faut aussi s’organiser sur le plan politique pour la lutte plus générale, anticapitaliste et révolutionnaire. Face aux petits bourgeois qui se vantent de refuser toute organisation de parti ou de syndicat, ils doivent se rappeler que, comme disait Le Manifeste Communiste, la lutte implique l’organisation en classe donc en parti.
    Alors, quand s’enracinera cette organisation, il sera possible d’entraîner les couches petites
    bourgeoises, ou une partie d’entre elles, dans le combat contre le capitalisme, au lieu d’être entraîné à leur remorque vers une issue qui ne peut être qu’anti-prolétarienne (1).
    L’ampleur du mouvement des Gilets Jaunes est un révélateur des tensions sociales à l’oeuvre et elle annonce aussi les futures tempêtes sociales. Dans la période qui vient les prolétaires seront poussés à entrer en lutte pour réagir aux coups redoublés du capitalisme : il leur faudra le faire sur leurs propres bases et pour leur propre compte pour ne pas être encore une fois battus.
    Pour la lutte et l’organisation indépendantes de classe !
    Pour la reconstitution du parti de classe internationaliste et international !
    Pour la reprise de la lutte révolutionnaire anticapitaliste !

    Voir la collaboration des Gilets Jaunes avec la police pour arrêter des migrants lors d’un barrage dans la Somme le 19/11.

    Correspondance:
    Programme, BP 57 428 69347 LYON CEDEX 07 http://www.pcint.org
    Lisez la presse communiste internationaliste: Le Proletaire / Programme Communiste / El Programa Comunista / El Proletario / Il Comunista / Proletarian
    – Imp. Spé. – 22/11/ 2018 supplément au Prolétaire n° 529

    • Nous acceptons ce commentaire bien qu’il n’apporte pas grand chose au débat, à part que le PCint ne décerne pas son label à ce mouvement. Certes il est interclassiste, certes la constitution du peuple est à combattre. Comment la combattre? Avec quelle force, sur quelle base etc… A tout cela il semble que la seule réponse est de « renforcer le pcint ».
      C’est par la pratique de la lutte de classe que nous combattrons l’interclassisme. Déjà, les petits patrons se plaignent des blocages qui leurs font perdre de l’argent. L’indépendance, l’autodéfense, la solidarité de classe, la défiance de classe aussi, contre tout les gestionnaires et autres politiciens, cela se construit dans la lutte.

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