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Menos batucadas, y mas barricadas: l’exemple de l’Espagne.

Moins de batucadas (orchestre de percussion) et plus de barricade: en voici un mot d’ordre international. C’est que les mesures qui sont aujourd’hui promues en France, dont la loi travail, le furent aussi ailleurs. Petit coup d’œil dans le rétroviseur sur le cas de l’Espagne.

Ça s’est passé comme ça en Espagne au début de la crise. Quand les banques se sont effondrées, quand la bulle immobilière a éclaté, l’État a dû sauver les banques pour que tout le pays ne s’effondre pas. Et pour relancer l’économie, on ne s’est pas contenté de puiser dans toutes les ressources On a mis au pouvoir la droite avec un programme bien comme il faut, s’appuyant sur une espèce de prof d’histoire géo en plus sadique, Mariano Rajoy.

Et bim, on a commencé à détricoter toutes les mesures qui compliquaient les licenciements. Ça marche très bien, parce que du coup, tu acceptes n’importe quoi quand tu veux pas perdre ton job.Et surtout tu acceptes encore plus n’importe quoi pour en avoir un.

Il y a eu jusqu’à 26% de chômage. Alors forcément, à un moment, la mobilisation générale a eu lieu. Au mouvement “indigné” a succédé une série de grèves générales d’une journée.

Une mobilisation bien encadrée.

Les gros syndicats de là-bas, les CO et l’UGT, ont bien encadré tous débordements, et les prolos sont allés manifester avec des petits fanions et « des batucadas » à la main, pendant qu’on leur passait des lois encore plus vénères, celles-la directement dirigées contre le salaire minimum, qui a baissé de 15, 20%. Le revenu moyen des ménages a baissé de 4 000 euros depuis le début de la crise, souvent avec en prime le retour des jeunes chez leurs parents. Il y a eu jusqu’à 1,7 millions de foyers sans revenus au climax de la crise.

Le « modèle espagnol », comme l’appelle un texte paru dans le Monde, écrit par des profs de fac, qui émargent sans doute à cinq à dix fois le SMIC, c’est ça, la misère clefs en main. Comme là-bas, grâce à cette réforme du SMIC il y aura moins de CDD. Forcément, si on peut virer gratos des CDI, pourquoi s’emmerder à appeler ça un contrat précaire.

Rappelons à ces gens que McDonald’s file des CDI à la pelle : désespérés de leurs conditions de travail, les travailleurs se barrent d’eux mêmes. D’après les études récentes, il y a aujourd’hui plus de 5 millions de chômeurs en Espagne, pour 23 millions d’actifs en tous. Mais surtout, 36% des actifs sont à temps partiel, ce qui veut dire qu’on a pas plus de travail: on a juste redistribué la misère. Un tiers de la population totale vit sous le seuil de pauvreté et 3,3 millions sont en situation de pauvreté “extrême”, soit avec moins de 332 euros/mois.

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