Download Free FREE High-quality Joomla! Designs • Premium Joomla 3 Templates BIGtheme.net
Acceuil / International / Boom des luttes de bases / La CFDT premier syndicat de France. Mais les luttes se multiplient.

La CFDT premier syndicat de France. Mais les luttes se multiplient.

Temps de lecture estimé : 3 minutes

Nous en avions déjà parlé sur ce site, les résultats viennent de tomber. Pour la première fois, la CFDT détrône la CGT et devient premier syndicat de France.  Et alors? 

Ces résultats étaient pressentis depuis un moment déjà. Ils ne traduisent pas une chute de la CGT, mais une légère montée de la CFDT. Pour rappel, en 2013, la CGT obtenait en tout 1 355 927 voix, La CFDT 1 317 111 voix. Soit un différentiel à l’époque de près de 40 000 voix. Cette fois-ci, la CFDT obtient 1 342 670 voix et la CGT 1 302 775.

C’est à dire une baisse de la CGT de 50 000 voix… Ce qui correspond plus ou moins à la baisse relative  des suffrages qui se sont porté sur la CGT lors des dernières élections dans les TPE, ou elle reste premier syndicat mais passe de 136 033 voix à  autour de 81 000.

Cela, dans un contexte de légère hausse de la CFDT, qui grappille 63 000 voix dans les élections des représentants syndicaux dans les entreprises de plus de 10 salariés, fait basculer le balancier dans son sens.

Victoire de la stratégie du grain à moudre

Cette victoire  de la CFDT, c’est celle de la stratégie dite « du grain à moudre ». Comprendre : Le syndicat, s’il accompagne l’offensive patronale, peut gratter à la marge des miettes pour les travailleurs de plusieurs corporations, en particulier les plus qualifiés d’entre elles et eux. Et se sucrer au passage aussi. On ne peut que faire la parallèle avec la campagne de Macron, soutenue par l’aile « droite »du PS. D’ailleurs, Macron a repris une des propositions phare de la CFDT, la retraite par point.
Bien sûr, cette stratégie se fait au détriment de l’ensemble des exploités, qui voient leur situation se dégrader. Notamment les plus précaires et parmi elles une majorité de femmes prolétaires.

Hiver du syndicalisme, printemps des luttes

La loi travail, en rendant possible des attaques sans précédents sous la forme d’accords d’entreprise, est la porte ouverte à une offensive générale contre les exploités, entreprise par entreprise. Il est nécessaire de tisser des liens de solidarité et d’autodéfense de classe, en prévision des attaques qui arrivent. L’hiver vient sur le syndicalisme français. Cela n’est pas pour autant une fatalité pour nos luttes.

D’ailleurs, si l’on en croit le recensement effectué ici:

Il n’y a jamais eu autant de grèves et de luttes au travail depuis 5 ans. 632 conflits du travail par jour en moyenne contre 161, 135, 195, 176, 245, 150 et 115 les semaines précédentes. C’est un record qui s’inscrit dans une série historiquement très élevée de luttes qui se maintient depuis maintenant 8 semaines. (…) [L]es gens se battent, résistent en nombre, sont très nombreux à ne pas se laisser faire, ne baissent pas les bras et, bien souvent, gagnent.

Regardons aussi ce qu’il se passe ailleurs en Europe. En Italie, au Royaume Uni, des travailleurs précaires se mettent en grève, luttent, font plier jusqu’à des plate-formes internet comme Deliveroo ou Foodora. Nous en avions parlé sur ce site. Plus près d’ici, les femmes de chambres grévistes ont remportés plusieurs batailles, par exemple à Marseille. Marseille aussi, où les travailleurs de Deliveroo ont fait grève pour la première fois hier. Comme en Italie, comme au Royaume-uni, la grève porte sur le paiement à la commande. Les contacts se multiplient d’ailleurs sur Internet entre les livreurs à l’échelle internationale.

Et ce n’est qu’un début.

A propos de Fiume

Regarder aussi

JAUNE : un journal pour faire gagner les gilets jaunes

ImprimerOn relaie la parution de JAUNE, un journal par les Gilets Jaunes, pour les Gilets …

3 Commentaires

  1. « Le champs de bataille c’est plus que jamais celui de l’entreprise »
    Euh non je crois pas …ça l’a jamais vraiment été dans une optique révolutionnaire mais alors là meme pour la defense immédiates ou une stratégie réformiste non plus.

    C’est justement par dessus le perimetre de l’entreprise qu’on doit lutter maintenant quelque soit la nature du combat. A l’entreprise quand on aura rassemblé quelques collègues en CDI on aura groupé que les CDI justement … on ne peut pas lutter en reproduisant ces divisions statutaires. Et puis lutter pour quoi en entreprise ? Des meilleurs salaires ? du temps de travail a la baisse ?
    Bah, c’est impossible entreprise par entreprise. On peut momentanément gagner mais le patronat isolera ces travailleurs organisé par divers moyen jusqu’à reprendre tout les gains de la lutte.
    Rendre centrale la lutte d’entreprise c’était possible chez Renault en 1950 . C’était dejà un suicide politique pour les révolutionnaire mais c’est vrai qu’il y a vait de l’efficacité en terme de gains immédiats … et qu’on pouvait étendre cela a toute une profession ou une localité voir un pays à terme. Mais là c’est mort depuis longtemps.

  2. Il n’est pas du tout question de restreindre la lutte au périmètre de l’entreprise. Voici pourquoi il est aussi écrit qu’  » Il est nécessaire de tisser des liens de solidarité et d’autodéfense de classe, en prévision des attaques qui arrivent  »
    En revanche, on ne choisit pas forcément le champs de bataille. Pour autant, bien sûr, ce que tu dis est tout à fait juste et il ne s’agit pas du tout d’une proposition stratégique, plutôt d’un constat sur l’état des luttes.
    Merci pour ton commentaire!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

19h17.info

GRATUIT
VOIR